Vol avec usage d’arme: Un berger encourt 15 ans de travaux forcés

Amady Dia, berger de son état, a comparu, avant-hier, à la barre de la chambre criminelle pour les faits d’association de malfaiteurs, vol avec usage d’arme. Il ressort des débats d’audience que les éléments de la brigade de Diamniadio ont reçu un appel d’une tierce personne informant de ce que des individus armés de machette et d’une arme tiraient des coups de feu au domicile des Goudiaby. L’appelant dit avoir entendu des bruits avant d’apercevoir trois personnes qui étaient sous le feu de l’action. Toutefois, ils avaient réussi à appréhender le nommé Amady Dia. Tandis que les autres avaient pris la poudre d’escampette. Soumis au feu roulant des questions, Dia a soutenu qu’il ne fait pas partie des voleurs de mouton qui tiraient des coups de feu. A l’en croire, alors qu’il était parti voir son troupeau il a rencontré les victimes qui poursuivaient les voleurs.  » Lorsque je les ai rencontré, l’un d’eux m’a surpris par derrière en m’assenant un coup avant qu’ils ne me transportent chez eux. Ensuite, je leur ai entendu dire qu’ils ont attrapé un voleur et je ne comprenais absolument rien. Pis, elles étaient 7 personnes à me bastonner », a-t-il dit. Sur une question de savoir est-ce qu’il détenait une arme, l’accusé a rétorqué qu’il n’avait seulement un bâton lorsqu’ils l’ont interpellé en cours de route. Il sera contredit par la partie civile, Aliou Goudiaby. Revenant sur les faits, il a renseigné que 4 personnes étaient entrées à l’improviste dans la maison avant d’aller directement vers l’enclos des moutons. « L’un d’entre eux commençait à couper les grilles. Quand ils ont entendu du bruit, les trois ont pris la fuite et on a réussi à prendre Amady Dia dans la maison et il détenait un coupe-coupe et un  arrache clou. De l’extérieur, ses acolytes tiraient des coups de feu pour tenter de le libérer. C’est avec le coupe-coupe qu’il a tranché la main de mon frère Oumar Goudiaby », a-t-il dit. La partie civile a été confirmée dans ses propos par les témoins Oumar Goudiaby et Lamine Sané.

 

De son côté, le procureur a qualifié de faux les propos de l’accusé tendant à dire qu’il a été interpellé en cours de route et conduit dans ce domicile avant qu’il ne soit attaché et bastonné. « Ceci n’est que mensonge pour se soustraire de la justice. Il s’affairait autour de cette maison avant qu’il ne soit arrêté. De plus, il y’a ses acolytes armés qui tiraient des coups de feu pour le libérer. Donc, l’association de malfaiteurs ne souffre d’aucune contestation. Et la détention d’arme aussi existe parce qu’il a été retrouvé dans la maison avec une machette. Aussi, l’un des frères a été blessé. C’est pourquoi, je sollicite 15 ans de travaux forcés à son encontre », à dit le parquetier. Pour terminer, la défense a décrié les conditions dans lesquelles l’accusé a été interpellé. « Les gendarmes l’ont trouvé dans un piteux état avant qu’il ne soit admis en réanimation à l’hôpital principal. Il n’a pas été entendu par les enquêteurs parce qu’après sa sortie de l’hôpital, il a atterri devant le procureur. De plus, les agents vous ont dit avoir trouvé un individu, attaché et battu à mort dans la maison des Goudiaby. Ces derniers ne sont pas capables de vous dire dans quelle circonstance il a été interpellé », a dénoncé la robe noire. Avant d’ajouter : « les déclarations des témoins sur le nombre de malfaiteurs différent. Cette version qu’ils ont servie ne peut pas vous permettre d’entrer en voie de condamnation. Il n’a pas été entendu à la gendarmerie pour se prononcer sur les faits mais il a été conduit devant le procureur après son réveil de l’hôpital. Pour l’association de malfaiteurs, il n’est pas prouvé qu’Amady Dia connaît ou a des relations avec les supposés malfaiteurs. Aussi pour parler de tentative de vol, il faudrait que cela soit prouvé alors que les agents n’ont pas fait état de moutons dans cette affaire. Et là, la tentative de vol va sauter. Quid pour la détention d’arme sans autorisation. Vu le doute qui subsiste dans ce dossier, je sollicite de l’acquitter au bénéfice du doute ». L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 25 juin prochain.

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