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Une maman de quadruplés voit tous ses enfants mourir à la naissance

C’est un lourd tribut de payé pour la nouvelle maman et sa famille. La jeune mère a perdu ses quatre (04) bébés -issus d’une grossesse de quadruplés- à l’hôpital régional de Ziguinchor, ce week-end.

Pour la famille éplorée, la faute incombe au plateau médical, jugé peu efficace. Joint par EMEDIA au téléphone, l’un des membres de la famille des défunts quadruplés témoigne de la souffrance de leur pauvre mère avant la délivrance manquée: « Elle a souffert avant son accouchement. Quand elle a été acheminée à l’hôpital, nous avons trouvé sur place des stagiaires qui n’avaient aucune compétence pour la secourir. Les bébés sont nés prématurément. L’un était un mort-né mais les trois autres étaient vivants. Il fallait donc les protéger afin qu’ils survivent mais il n’y avait pas de couveuse. Rien ne fonctionne dans cet hôpital », a expliqué le proche, affirmant que les bébés sont morts par négligence du personnel. « S’il y avait une couveuse dans cet hôpital, ils auraient pu survivre » a-t-il ajouté.

Pascal Faye, le chargé de communication de l’hôpital où le drame a eu lieu, penche sur la piste de la fatalité. Pour lui, les jumeaux n’avaient aucune chance de survivre : « La dame était venue pour une première visite à la maternité de l’hôpital de Ziguinchor le 2 juillet pour une grossesse quadri-gémellaire de 11 semaines et 5 jours. En ce moment, le gynécologue a appelé le couple pour leur expliquer le risque que comportait cette grossesse. Et leur a proposé le cerclage qui est une technique qui peut participer à la conservation de la grossesse. Ce cerclage a été fait le 9 juillet, au moment où la grossesse était à 12 semaines et 5 jours. Depuis lors, la femme est suivie dans les services de la maternité jusqu’ au 20 septembre où elle est venue pour une rupture prématurée des membranes et une menace d’accouchement sur une grossesse de 24 semaines » a-t-il fait savoir.

Pascal Faye d’ajouter : « à trois jours d’hospitalisation, il y avait les complications qui persistaient. L’accouchement était inévitable. Ce qui a nécessité l’ablation de ce cerclage qui a été déjà fait. Mais vu la position d’un des jumeaux, la césarienne s’imposait. Ce qui a permis au gynécologue d’extraire les quatre jumeaux dont l’un était déjà mort dans le ventre. Les trois autres bébés étaient vivants mais non-viables. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas vraiment dans une possibilité de pouvoir vivre longtemps. Tous les trois ont été transférés à la pédiatrie. Ils ont été mis dans des couveuses. Certes on n’a pas tout ce dont on a besoin, mais il y avait des couveuses dans l’hôpital. Malheureusement, ils n’ont pas survécu. Ils étaient à 24 semaines et pour tout technicien qui sait comment cela se passe, ça allait être une providence pour que ces enfants-là puissent vivre ». Pour Pascal Faye ce n’est donc pas la faute au professionnel de la santé, ni au plateau médical que les tous jeunes enfants sont morts. C’est la grossesse qui était à risque.

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