Thiès: Journée Mondiale de la Presse Les journalistes étalent leurs doléances devant le Gouverneur

REPUBLIQUE DU SENEGAL MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION CONVENTION DES JEUNES REPORTERS DU SENEGAL ZONE OUEST ASSOCIATION DE LA PRESSE LOCALE DE THIES MEMORANDUM DE LA PRESSE DE THIES

Monsieur le Gouverneur de la région de Thiès Messieurs les représentants des organisations de la société civile et structures assimilées

Chères consœurs  et confrères Permettez, avant tout que nous  nous inclinons devant la mémoire de nos illustres disparus, militants infatigables de la cause des journalistes, qui nous ont quitté. Je veux nommer tous les journalistes, techniciens et membres de la famille des médias  de la région de Thiès, qui ont fini leur mission sur terre. Nous n’allons  pas , Monsieur  le gouverneur vous rappeler tous les principes qui fondent dans notre République, la Place privilégiée que l’on accorde à la presse.

Mais allons insister sur les droits et privilèges que l’article 8 de notre Constitution,  accorde aux Citoyens. Permettez juste que nous vous en  citons  deux : le Droit des Sénégalais à disposer d’une Information plurielle. Les Libertés Syndicales !

Monsieur le gouverneur, la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), l’association de la presse locale (APL), le Synpics  tous regroupés dans la coordination des associations de la presse (Cap)  vous témoignent leur reconnaissance pour avoir accepté de les recevoir.

Monsieur  le gouverneur, cette forte mobilisation traduit notre engagement pour la défense de la liberté.

D’emblée, nous estimons que l’heure n’est pas aux discours, mais aux actes. D’où notre appel à la mobilisation en cette journée du 03 mai marquant la célébration de la liberté de la presse. Une liberté de la presse aujourd’hui malmenée au Sénégal.

En effet, la principale crainte pour nous autres acteurs de la presse, c’est de voir qu’au-delà des menaces verbales auxquelles nous avions été déjà confrontées, viennent s’ajouter désormais des atteintes à notre intégrité physique. Pour ne pas dire à notre vie.

Ce qui serait inacceptable et indigne d’un pays comme le Sénégal, réputé être une grande démocratie, un pays de paix.

Oui, chers confrères et consœurs, nous sommes en danger. La presse est en danger au Sénégal, du fait de ces menaces venant de divers ordres qui planent comme une chape de plomb sur nos têtes.

Alors, nous disons STOP. Nous sonnons l’alerte pour que cessent ces agressions.

A la faveur de cette mobilisation, nous comptons aussi convoquer une réelle prise de conscience relativement aux conditions exécrables dans lesquelles vivent ces acteurs majeurs des médias que sont les jeunes reporters dans les régions. Les jeunes reporters vivent le calvaire. Ils sont abandonnés à leur sort. Et les correspondants régionaux que nous sommes sont les principales victimes de cette précarité ambiante.

Nous exigeons donc la fin de cette précarité et de la négligence dont sont victimes les correspondants dans les régions. Nous exigeons une véritable prise en charge au niveau salarial et social pour les correspondants. Nous interpellons également les patrons de presse à se conformer à la convention collective. Il faut que ça cesse. Nous exigeons l’application stricte de cette convention collective ; L’assainissement de la presse ; La fin des stages à durée indéterminée entres autres.

Ensemble pour la fin de cette précarité et pour un meilleur devenir de la presse pour rendre aux reporters que nous sommes leur fierté et leur  dignité. Merci de votre aimable attention !

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