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RELANCE DU CHEMIN DE FER DR KHADIM BAMBA DIAGNE DÉCRIE «LES LENTEURS»

Le docteur en économie Khadim Bamba Diagne, lors du panel organisé la semaine dernière à Thiès par le Groupe «Allo Présidence», une rencontre d’échanges et de partage sur la question de la relance du Chemin de fer et son impact sur l’économie nationale, a fait comprendre que « dans un pays pauvre, il faut de l’ordre dans les priorités ». Il s’est porté en faux contre la thèse défendue par le secrétaire d’Etat chargé du Réseau ferroviaire, Mayacine Camara, expliquant la lenteur dans la relance du Chemin du fer par l’urgence qu’il y a de développer le transport de masse, autour d’un Package devant permettre de rentabiliser les investissements autour de Dakar, Diamniadio, l’aéroport international Blaise Diagne et la région de Thiès. Selon Dr Khadim Bamba Diagne, l’outil le plus approprié pour assurer ce transport de masse est le Train express régional (Ter) ». Et de souligner : « Quand on est dans un pays pauvre, tout est prioritaire. Mais ce qu’il faut c’est de savoir mettre de l’ordre dans les priorités. Dakar ne couvre que 0,3 % de la superficie nationale du Sénégal, on y met une autoroute à péage pour un coût de 375 milliards de FCFA, Illa Touba, après, pour 400 milliards de FCFA, ensuite le Ter pour presque 600 à 800 milliards de FCFA ». Comme si, poursuit-il, « la volonté est de faire du Sénégal un pays macro-céphalique où tout sera concentré à Dakar. La conséquence d’une telle politique est que si tout est à Dakar, tout le monde va venir à Dakar ». Selon lui, « tout comme l’aéroport a été délocalisé à Diass, certaines grandes infrastructures doivent être décentralisées pour permettre à la capitale, Dakar, de respirer ».

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