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REBELLION ET OUTRAGE A AGENT DANS L’EXERCICE DE SES FONCTIONS des policiers avaient tabassé et brisé les côtes du prévenu Mouhamadou M. Ndiaye

Le tribunal lui a accordé la liberté provisoire.

Le nommé Mouhamadou Moustapha Ndiaye, agent commercial de la société Transversale Si Belle, a comparu, hier, à l’audience des flagrants délits du tribunal de grande instance (Tgi) de Dakar. Ce pour des faits de rébellion et outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.

Ayant des côtes cassées, le prévenu a bénéficié d’une liberté provisoire. Le tribunal a ainsi renvoyé l’affaire au 09 novembre prochain pour la comparution des policiers pour un débat contradictoire. Les faits remontent à la date du 28 octobre dernier à la Zone de Captage à Grand Yoff. D’emblée, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés. « Je partais pour livrer de l’eau à mes clients en passant vers la zone de captage à hauteur du Garage Bignona. J’ai surpris des personnes que je prenais pour des mécaniciens en train d’ouvrir mon sac. Je leur ai demandé à trois reprises ce qu’elles faisaient. Ces gens m’ont dit qu’ils étaient de la police alors qu’ils étaient sans carte ni tenue. Ils ont commencé à me dire de me taire si je ne voulais pas être battu. Lorsque je leur ai demandé de quel droit ils se prévalent pour me battre, ils m’ont tabassé et insulté. Je ne savais pas que c’étaient des policiers. Je n’ai pas vu de carte professionnelle ni tenue de la police et je n’avais pas vu leur voiture. C’est ainsi qu’ils m’ont embarqué. J’ai pris mon téléphone pour alerter mes responsables, l’un des policiers a arraché le téléphone en continuant de m’insulter.
Les gens ont quitté le garage pour intervenir. Je leur ai dit que je n’ai rien fait et qu’il faut qu’ils me conduisent jusqu’au commissariat pour
éclaircir cette affaire », a relaté le prévenu. Libéré après sa déclaration parce qu’il a été blessé par les policiers, Mouhamadou Moustapha Ndiaye s’est rendu auprès du commissaire pour porter plainte. « Le commissaire m’a dit qu’il va régler l’affaire avec ses éléments. Un de ses éléments m’a conduit à l’hôpital, il s’est trouvé que j’ai eu des fractures sur les côtes. Mon directeur commercial est parti acheter des médicaments. Le policier m’a mis
derrière la main-courante et il m’a remis un papier en me demandant de signer. J’ai refusé ne sachant pas quoi signer », a poursuivi le prévenu. Déféré, il a présenté, hier, les documents de la radiographie qui montrent ses côtes cassées. Selon le conseil de la défense, l’infirmier du Camp Manuel ne parvient pas à comprendre comment le prévenu a été déféré avec ses blessures. La défense a sollicité la clémence et la bonne compréhension du tribunal. Le ministère public s’est rapporté à la décision du juge. Le tribunal a renvoyé le dossier pour le 09 novembre prochain pour la comparution des policiers pour un débat contradictoire

 

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