LUTTE CONTRE LE TABAGISME L’Etat veut interdire aux jeunes de fumer

La pratique du tabagisme continue de faire des ravages chez les jeunes. Ainsi pour lutter contre ce phénomène, le docteur Oumar Ba, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, informe qu’une loi sera votée pour empêcher les jeunes de fumer. Au Sénégal, une étude a montré que certains jeunes s’initient au tabac avant même l’âge de 15 ans, selon le docteur Oumar Ba, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac. Pour remédier à cette situation, M Ba annonce de nouvelles mesures qui vont être adoptées pour mettre le tabac hors portée des enfants. Une initiative qui va certainement affecter les amoureux de la nicotine.
Car d’après le docteur, un nouveau décret sera publié pour réglementer sa vente. Une enquête nationale de tabagisme chez les moins de 15 ans vient de donner ses résultats. Selon le docteur Oumar Ba, 14,5% des enfants âgés de moins de 15 ans au Sénégal s’habituent au tabac. « Dans tous les pays du monde, le tabac doit être vendu dans des boutiques dédiées », confie le docteur. Poursuivant il informe que ce n’est qu’au Sénégal où on voit des commerçants qui continuent de vendre le produit aux enfants, malgré l’interdiction de la loi. Ainsi pour rendre inaccessible le tabac aux enfants, le docteur Oumar Ba annonce des nouvelles mesures contraignantes. Il annonce que le tabac sera mis hors portée des petites bourses, retiré des sites de vente de produits alimentaires et hors portée des enfants. Il informe par ailleurs que le prochain décret (anti-tabac) va définir les conditions, les formes et les normes de vente du tabac.
Ainsi M. Ba estime également que leur plan stratégique est très ambitieux et s’ils obtiennent un financement, beaucoup de choses vont changer. Il faut rappeler que le 14 mars 2014, l’Assemblée nationale du Sénégal avait adopté une loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac. Cette nouvelle loi introduisait des mesures en conformité avec les exigences de la convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), telles que les tests et analyses de la composition des produits du tabac, supervisés par une autorité de contrôle, avec obligation faite aux fabricants et importateurs de fournir chaque année des informations sur le contenu et les émissions des produits du tabac, mises en garde illustrées sur les emballages des produits du tabac. Ceci, occupant au moins 70% des deux côtés du paquet. Interdiction de qualificatifs trompeurs tels que « faible teneur en goudron », « légère », « ultra légère», « douce ». Last but not least interdiction de toutes les formes de publicité sur le tabac, de promotion et de parrainage. Interdiction de la vente de produits du tabac à l’intérieur et à moins de 200 mètres à l’extérieur des établissements d’enseignement, de santé, sportifs, culturels et administratifs. Interdiction de la vente de produits du tabac aux mineurs et par des mineurs. Interdiction de fumer dans tous les lieux publics et de travail fermés, y compris les transports en commun. Toutefois, des fumoirs sans service et avec des contraintes techniques très strictes sont autorisés dans les hôtels, restaurants et aéroports (les jeunes âgés de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à utiliser ces installations), la fabrication et la vente de produits du tabac sont soumis à une autorisation préalable établie par décret. Le non-respect sera passible de sanctions, qui sont également décrites en détail dans la loi. Aussi la loi interdit aussi formellement toute ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques nationales de santé (article 1).

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