LE PRINCIPAL DU CEM OUSMANE NGOM DE THIES FINALEMENT RETROUVÉ A TOUBA : QUE S’EST-IL RÉELLEMENT PASSÉ ?

Depuis le décès de sa mère adorée, Sadiouka Mbodji est sujet à des fuites de mémoire

Au quartier Som de thiès, il vivait seul avec sa très chère mère et son épouse, Madame Mbodji Assyatou Diop, avec qui il n’a jamais eu d’enfant. Le Principal du CEM Ousmane Ngom, Monsieur Sadiouka Mbodji, 59 ans, porté disparu depuis le dimanche 16 février à 15 heures et finalement retrouvé à touba, dans la soirée du mardi 18 à mercredi 19 février, est souvent sujet à des troubles de mémoire, ce depuis le rappel à Dieu de sa maman. Il vouait à sa chère maman une marque d’adoration qui presque sortait du cadre ordinaire. Et depuis le triste rappel à Dieu de cette dernière, l’être qui lui était le plus cher au monde, le professeur d’histoire et de géographie qui a longtemps servi au lycée El Hadji Malick Sy, avant d’être promu Principal du Collège d’Enseignement Moyen (CEM) Ousmane Ngom de Thiès, M. Sadiouka Mbodji, ne serait plus lui-même. Un amour maternel démesuré, au point que ses proches trouvent toutes les peines du monde pour le retenir quand il se met à contempler les photos de cette chère mère. Souvent il perd connaissance, verse de chaudes larmes. Il est l’objet de graves troubles de mémoire. C’est ainsi que dès l’annonce de sa mystérieusement disparition, ce dimanche 16 février 2020 aux environs de 15 heures, les gens étaient complètement déboussolés, sous l’emprise d’une angoisse indescriptible, ce surtout après toutes les recherches menées des heures durant en vain pour retrouver ses traces. Les circonstances de son retour en famille, après qu’il ait été retrouvé à Touba-la-pieuse, ne sont toujours pas encore connues. Un « mystère » au niveau de l’opinion Thiessoise, qui peint l’intéressé tel « un très gentil homme, ouvert, toujours souriant, entretenant d’excellents rapports avec tout le monde ». Ses amis, collègues et élèves ont vécu ces derniers jours dans une profonde consternation, une grande tristesse. Même les cours avaient cessé à Ousmane Ngom, où la consternation était à son paroxysme. D’aucuns l’ont même vu venir travailler la veille, le samedi 15 février. A l’annonce de la nouvelle, les vendeurs établis aux alentours de l’école Ousmane Ngom ont inondé la rue de larmes. De partout ont accouru des gens pour organiser un récital de Coran dans la cour de l’école. Des gens qui étaient d’autant plus sous le choc que le disparu n’avait pas emporté son téléphone portable avec lui. « Un homme pieux, très gentil, humble, sociable, un travailleur serein, qui est bien avec tout le monde », témoigne M. Gueye, enseignant à la retraite qui a servi à Ousmane Ngom jusqu’en 1999.
Mobilisation exceptionnelle de parents, amis et collègues Si certains estiment que « depuis son retour, le Principal du CEM Ousmane Ngom, Sadiouka Mbodji est retenu en observation dans une structure de santé de la place », d’autres, par contre, de penser qu’ « il se trouverait, à présent, à Dakar, en toute sécurité chez des frères et cousins, après une disparition de près de 72 heures ». Une solution qui aurait été trouvée pour lui éviter d’être dérangé à Thiès. Il serait retrouvé en errance par un ami d’enfance à Touba. Depuis l’annonce de la triste nouvelle, ses amis et anciens collègues professeurs ou chefs d’établissement, étaient tous mobilisés, solidaires et compatissants auprès de sa femme, au quartier Som, en face du lycée Malick Sy. Et beaucoup, aujourd’hui, de chercher à savoir « ce qui s’est réellement passé pour en arriver à cette situation ? », après avoir excellemment servi pendant des années comme professeur d’Histoire et Géographie au lycée Malick Sy, pendant près de dix ans comme Principal modèle aux CEM Fahu et Ousmane Ngom, sans problème ou signe de défaillance mentale. Certains de ses proches ne manquent pas d’explorer la voie mystique. Et de se demander : «à un an de la retraite, que va t-il maintenant se passer pour le reste de sa carrière et son avenir au CEM Ousmane Ngom » ? A signaler que Sadiouka Mbodji, selon des proches, « n’avait auparavant jamais mis le pied à Touba. C’est seulement cette année, pour la première fois, qu’invité par un de ses collègues au dernier Grand Magal, qu’il a foulé le sol de la ville de Khadimu Rassoul ».

Cheikh CAMARA, TEMOIN

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