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GESTION NEBULEUSE DU FORAGE DE TOUBA-NDINDY Les populations parlent de malversations, de surfacturation, et de gabegie…

«Gestion nébuleuse, malversations, surfacturation des clients». Tels sont les maux soulevés, à la faveur d’un point de presse, par le Collectif des usagers du forage de Touba-Ndindy, dans le département de Tivaouane. Le Collectif des usagers du forage de Ndindy s’offusque devant l’opinion nationale de la « gestion gabégique » du comité de gestion de cette dite infrastructure hydraulique. Laquelle a été mise en service en 2012 avec un nombre de villages bien défini. L’implantation et la mise en service du forage étaient basées sur deux règles strictes : « Le forage ne doit pas servir dans les zones couvertes par la ex-SDE et aucun autre village de plus ne doit être raccordé ». Cependant, fait savoir le président du Collectif, Gora Diaw, « il y a eu des installations clandestines moyennant des versements de sommes faramineuses ». Et de souligner : « Concernant la gestion technique et financière, elle devrait être sous la responsabilité d’un Comité de gestion composé du président, du conducteur et des délégués des villages. Ce comité devrait tenir des
réunions tous les deux mois (comité et délégués) et devrait être renouvelé tous les 2 ans. À la grande surprise des villageois, après son installation, toutes les règles préalablement définies sont bafouées par le comité de gestion, lequel a commencé par l’extension du réseau. Ainsi, de nouveaux vil
lages sont raccordés de même que des quartiers couverts par le réseau de la SDE. Aujourd’hui beaucoup de non ayants droit bénéficient de ces extensions, au même moment les villageois peuvent rester des jours sans eau. Pour mieux bafouer les règles, sans résistance, ce comité a mis à l’écart
la plupart des délégués». Pour les réunions et le renouvellement du bureau, les membres du Collectif notent que « le comité n’a jamais respecté les réunions bimensuelles et n’a jamais connu de renouvellement ». Et de poursuivre : « Pour la gestion financière, le comité ne dispose pas d’un vrai registre de
payement actualisé ». Pour la caisse, ils renseignent qu’«aucune information n’est disponible », pire, « les 14 millions FCFA de bénéfices déclarés sont introuvables ». Ainsi, en raison de l’ensemble des faits précités, le Collectif des usagers du forage de Ndindy exige « la démission du bureau » et demande un « audit financier transparent de la gestion du forage », lequel alimente une cinquantaine de villages, dont les habitants réclament « la traduction en justice du comité de gestion » afin que «l’argent détourné puisse être remboursé ». Par ailleurs, les populations de Touba-Ndindy, un village rattaché à la commune de Tivaouane, se sont offusquées du fait d’être « délaissées à tort par les autorités municipales de la ville sainte qui n’ont aucun respect, aucune considération à notre égard. Notre localité va mal, nous n’avons ni eau ni marché ni voirie ni écoles. Nous faisons l’objet d’une discrimination notoire».

Cheikh CAMARA Le Témoin 

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