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France : Une Sénégalaise tuée par son ex

Gianni Drissi, 24 ans, a été condamné par la Cour d’assises du Val-de-Marne à une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de sa petite amie, Aissatou Sow. Il l’avait tué en la rouant de coups de pied à la tête.

Les faits remontent à septembre 2016. Aissatou Sow passe alors la soirée avec des amies dans un bar, ce qui déclenche chez Gianni Drissi une crise de jalousie dont il est coutumier, selon l’accusation. Il lui envoie alors une vidéo de 40 secondes sur laquelle, visiblement alcoolisé, il charge un revolver et menace la jeune femme : « Au nom d’Allah, t’as voulu aller en boîte avec des mecs, j’suis au courant de tout, je vais te tuer ».

La jeune femme est morte après avoir été agressée par son ex-compagnon le 30 octobre 2016. La cour d’assises du Val-de-Marne n’a pas retenu la préméditation contre ce dernier. L’accusé a annoncé son intention de faire appel.

Le meurtrier pratiquait le kickboxing

Raccompagnée dans la nuit par une amie, Aissatou est rattrapée au troisième étage de son immeuble à Valenton (Val-de-Marne) par Gianni Drissi. Il lui assène une gifle « très, très violente » selon ses dires, déstabilisant la jeune femme qui chute en se cognant la tête sur l’ascenseur. Alors qu’elle est au sol, il lui porte plusieurs coups de pied à la tête, avec « l’intention de tuer », a affirmé l’avocate générale lundi, rappelant que l’accusé pratiquait le kickboxing et « qu’il savait ce qu’il faisait ». Transportée dans un état grave à l’hôpital, Aissatou Sow décèdera des suites de ses blessures un mois et demi plus tard.

La jeune femme n’avait jamais porté plainte contre son petit ami avec qui elle était depuis six ans, malgré les violences récurrentes rapportées par son entourage, mais deux mains courantes avaient été déposées en 2014. « Le crime est déjà terrible mais on veut le rendre encore plus terrible », avait dénoncé lors de sa plaidoirie son conseil Me Albane Sciaraffa, reprochant aux avocates des parties civiles de « livrer la pire version possible » de l’histoire. La cour d’assises du Val-de-Marne n’a pas retenu la préméditation. La peine est conforme aux réquisitions du parquet.

Ce procès s’est tenu devant une salle comble malgré le confinement. Une pétition en ligne «Justice pour Aissatou» avait recueilli lundi plus de 40.000 signatures. En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l’année précédente, selon les derniers chiffres officiels.

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