Aller à la barre d’outils

Drame de Beaucaire: L’enquête révèle l’empoisonnement

L’enquête sur le meurtre des deux enfants de mère sénégalaise tués samedi dernier à Beaucaire en France livre ses premiers secrets. La fille, Seynabou, âgée de 4 ans, et le garçon, Ibrahima, âgé de 6 ans, auraient été empoisonnés par leur papa Emmanuel, de nationalité Française.

Au terme d’une garde à vue oscillant entre hospitalisation et interrogatoires, le père de famille suspecté d’avoir tué ses deux enfants, samedi soir à Beaucaire, a été conduit, ce lundi 5 août, devant un juge du pôle de l’instruction. Il est arrivé entre plusieurs policiers de l’antenne nîmoise du SRPJ de Montpellier qui l’ont encadré jusque dans le cabinet du magistrat où il a été questionné sur son geste et les conditions du passage à l’acte.

Visiblement hébété, d’un pas lourd, le visage complètement perdu, manches retroussées laissant apparaître un bracelet d’identification du CHU de Nîmes, l’homme est entré au palais de justice aux alentours de 15 heures.

Le père, qui se trouvait dans un état critique, faisait l’objet d’une prise en charge médicale en urgence justifiée par son état. Visiblement, il aurait pris des toxiques qui auraient pu le tuer si les secours ne l’avaient pas transporté au CHU.

Ce lundi, Alexandre Rossi, le vice-procureur de la République de Nîmes, s’est rendu à l’institut de médecine légale (IML) pour assister à l’autopsie de la petite fille et de son frère. Le père aurait reconnu son geste mais de façon implicite. Les enfants auraient été drogués

Le magistrat du parquet de Nîmes s’était déplacé sur la scène de crime, samedi soir, pour superviser le démarrage de l’affaire et donner des directives pour l’enquête qui démarrait chemin du Calvaire, lieu de la macabre découverte…

Somnifères ?

Ce lundi, les conclusions détaillées des examens autopsiques n’ont pas été révélées. Néanmoins, il semblerait que les deux enfants ont été tués empoisonnés avec de puissants soporifiques.

Les résultats des analyses toxicologiques devraient permettre de confirmer le produit toxique qui a été administré aux enfants et par quel moyen les malheureux ont été drogués. Ils auraient péri après un arrêt cardio-respiratoire.

Samedi soir, le père et les enfants ont pu être repérés grâce à la géolocalisation de son téléphone portable, mise en œuvre après que la mère a signalé la disparition de ses enfants et de son mari. Âgé de 47 ans, il a été écroué après une mise en examen pour double assassinat.

Le père a été transféré lundi après-midi par le SRPJ au palais de justice de Nîmes.

Pour ce meurtre, il encourt la perpétuité

Hier soir, le procureur de la République de Nîmes a confirmé l’incarcération et la mise en examen pour assassinat de ce quadragénaire tout en indiquant que l’enquête de la PJ retenait la thèse du drame familial sur fond de séparation. Le couple vivait autrefois en concubinage. Un autre enfant vivait avec sa mère. Le procureur Maurel a précisé que le père avait reconnu implicitement son geste qui lui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. Face à l’impécuniosité de la mère, des proches de cette famille tentent de récolter des fonds sous forme de cagnotte pour payer les obsèques des deux enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *