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Couvre-feu de 20 h à 6 h du matin Les femmes mariées jubilent tandis que les «Mbaraneuses» font grise mine !

Si l’instauration du couvre-feu est une contrainte pour la majorité de la population avec des activités qui tournent au ralenti, il y en a par contre pour qui ce confinement forcé dès 20 heures représente un nuage de bonheur. Il s’agit de ces dames dont les maris n’étaient que des ombres dans leur propre foyer et qui, désormais, affichent le sourire pour avoir repris possession de leurs « aladjis ». Le couvre-feu leur permet d’avoir leur époux à la maison tous les soirs, et dès vingt heures tapantes. Le temps d’un confinement, que ces dames souhaitent le plus long possible voire éternel, le bonheur s’est invité dans les foyers. Pour le moment, ces dames vivent une seconde lune de miel et prennent leur revanche, pendant que les illégitimes broient du noir.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. S’il y a des personnes que le couvre-feu arrange, c’est bien les femmes mariées à des maris infidèles et qui ne pouvaient retenir leurs hommes à la maison, malgré le déploiement de tous les artifices de séduction possibles et imaginables. mais avec le couvre-feu instauré depuis une semaine, ces femmes délaissées retrouvent le bonheur perdu à causes des incartades de leurs époux. Ces bonnes dames qui retrouvent leurs ‘’aladji ass’’, dès les premières heures de l’après-midi souvent, crainte du couvrefeu et des coups de cravache des policiers aidant, sont dans leur nuage de bonheur et déploient des trésors d’imagination pour avoir en permanence leurs époux près d’elles. Plus personne n’ose vagabonder dans les rues de dakar après 20 heures. « Depuis des années, mon mari passe ses nuits  dehors  en compagnie  de  ses  maitresses. Il ne rentrait que vers 5 heures ou 6 heures du matin totalement ivre. J’ai tout fait pour qu’il change de comportement. En vain. J’ai vécu  cette situation dans la souffrance depuis de longues années mais je n’ai pas voulu mettre un terme à notre union à cause de nos cinq enfant s», raconte Suzanne diouf. d’après cette mère de famille, depuis que le couvre-feu a été décrété, son époux n’ose plus franchir le seuil de la porte. et même si c’est pour aller à la boutique, il hésite à mettre le nez dehors. « Je me réjouis de cette situation et j’espère qu’il profitera de ces jours de confinement pour changer de comportement»,souhaite-t-elle. abondant dans le même sens, fatima Soumaré vivait également les mêmes tourments que la dame Suzanne diouf. ne parvenant pas, depuis trois ans, à avoir son mari à ses côtés à la maison, elle en était arrivée à perdre ses illusions. Son homme trouvant toujours des prétextes pour expliquer ses sorties nocturnes. « maintenant, c’est fini les réunions jusqu’à X heures. il n’y a plus de : madame, aujourd’hui je dine avec des partenaires étrangers. ou bien la circulation n’a pas été fluide aujourd’hui. C’est fini toutes ces sortes de mensonges pour masquer ses infidélités. avant 20 heures, il est à la maison et les enfants qui ne le voyaient presque plus, en profitent » jubile notre interlocutrice. Les « mbaraneuses qui tournaient autour de ces bailleurs subissent les contrecoups du confinement et du retour à la maison de leurs pigeons à plumer. elles ne peuvent plus voir leurs « financiers », à moins que ces derniers leur passent d’interminables coup de téléphone ou souvent des appels vidéos pour entretenir la passion. « Le couvre-feu fait mon bonheur, car il me permet de rassembler toute ma famille. Personne ne sort », se réjouit oulimata Sarr, mère de deux enfants. d’après elle, son mari était tout le temps dehors et avait même perdu l’habitude de manger à la maison. « tous les soirs pratiquement, il avait des diners d’affaires, des réunions la nuit et des petits voyages entre Saly Portudal, ngaparou etc. Je ne sais pas si c’était des prétextes pour voir ses copines ou si c’était vrai. mais tout a changé d’un coup et il est plus présent à la maison et n’a plus d’excuses pour sortir », se réjouitelle elle aussi. Quant à mami Cissé, elle soutient que le couvre-feu a permis à son époux de plus se rapprocher de la famille. « Les enfants qui ne voyaient leur père que les week-ends en profitent pour passer plus de temps avec lui », confie notre interlocutrice qui dit en profiter également pour rendre le quotidien de son époux agréable en lui concoctant de petits plats tout en essayant de le tenir par le ventre et le bas -ventre.
Rien ne peut arrêter un homme infidèle… Si ces dames sont rassurées par la présence de leurs maris, ce n’est pas le cas pour mame diarra Ly selon qui le couvrefeu ne peut empêcher aux époux infidèles de faire ce qu’ils ont envie de faire. « tout se passe le matin à l’heure où ils quittent les maisons pour aller au bureau ; et le soir ils rentrent à la maison comme si de rien n’était. L’infidélité est une habitude qu’on ne peut pas abandonner du jour au lendemain » dit-elle, lucide ou blasée. a en croire notre interlocutrice, tout se joue entre 12 heures et 15 heures. « Les hommes rendent visite à leurs copines pour passer du bon temps. Comme d’autres préfèrent convoquer leurs conquêtes discrètement dans leur bureau pour ‘’sathe plaisir’’, soutient, lapidaire, arame. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop

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