Bradage Foncier à Thiès L’ex-juge Dème taillé en pièces par les partisans de Talla Sylla

La sortie, ce mardi 23 juin 2020, de l’ex- juge Ibrahima Hamidou Dème, au nom du Cadre citoyen contre la spoliation foncière à Thiès regroupant plusieurs entités, sur « la boulimie et la prédation foncières », a mis hors de leurs gonds les responsables de la mairie de Ville et des trois communes Thiès-Est, Thiès-Nord et Thiès-Ouest. Ils ont tenu, ce mercredi 24 juin, une série de points de presse, pour, disent-ils, apporter la réplique adéquate. La réplique de la mairie Ville de thiès et dest rois communes thiès-Est, thiès-nord et thiès-ouest, ne s’est pas faite attendre. Les partisans du Maire talla Sylla, par la voix de Dénaba Sall, président de la Commission domaniale de la mairie ville de thiès, pensent que « l’ex juge mène un combat personnel». une agitation de la commission de désaffectation des parcelles de la ville de thiès. Selon le président de la Commission domaniale de cette dite institution municipale, Dénaba Sall, « le combat sur la gestion foncière de la ville de Thiès est mené par des ‘’politiciens encagoulés, usés, périmés et dépassés’’». Lesquels, dit-il, «prétextant des irrégularités et des illégalités par rapport aux terrains qui sont désaffectés et réaffectés à
Thiès se lèvent pour faire des accusations qui n’ont aucun fondement». Et l’officier d’état civil d’accuser : « le juge Dème mène un combat personnel. Et ceux qui l’accompagnent ne sont pas au courant. En fait un de ses oncles fait partie des Thiessois touchés par les désaffectations. C’est ça la vérité. Il a même déposé une plainte au niveau du tribunal. Maintenant quand on saisit les tribunaux il faut leur faire confiance. Nous sommes dans un pays de droit. Il ne faut pas saisir la justice et ensuite aller porter presse». Et de poursuivre : « l’ex juge Dème doit savoir qu’il n’est plus juge. Il n’a pas de maturité politique et donc il doit suivre les rangs et apprendre. Il doit aussi arrêter d’être arrogant et oublier qu’il a été juge une fois. Parce qu’aujourd’hui c’est un simple citoyen thiessois et sénégalais qui peut prétendre à des droits mais qui doit du respect à tout le monde et aux institutions de ce pays». Les désaffectations, une procédure légale » Dénaba Sall explique que «les désaffecta-t ions de parcelles sont une procédure légale. Nous avons fait des communiqués pendant 6 mois, d’abord, pour demander aux attributaires de parcelles de se rapprocher des services des domaines, du cadastre, de l’urbanisme pour
mettre en valeur leurs parcelles. Ensuite, nous avons encore pris 6 mois pour leur rappeler qu’ils doivent se rapprocher de ces services avant qu’une commission soit partie sur le terrain pour faire le recensement. Et même après le recensement d’autres communiqués sont passés dans les radios et organes de presse au niveau de Thiès et au niveau national pour les alerter afin qu’ils aillent régulariser leurs terrains. C’est après toute cette procédure que la commission de désaffectation composée du Préfet, du receveur des Domaines, du maire de la Ville, des maires des communes de Thiès, des délégués de quartiers, du chef de service du Cadastre et du chef de service de l’Urbanisme, s’est réunie sur la base de demandes pour réaffecter les parcelles désaffectés à des Thiessois et Sénégalais ». Selon M. Sall, « la désaffectation ne souffred ’aucune irrégularité. La vérité c’est qu’au ni-v eau de beaucoup de quartiers de Thiès notam-m ent Grand Standing, Mbour I, Mbour II,M bour 3, Nguinth, Medina Fall Extension, cer-t ains parcelles étaient devenus des dépotoirsd ’ordures tout simplement parce qu’ellesn ’étaient pas mises en valeur par les attribu-t aires. Donc la commission a pris ses responsa-b ilités pour désaffecter ces parcelles là et les a
réaffectées à d’autres personnes qui avaient fait la demande». S’agissant de la bretelle de l’entrée de thiès sur l’avenue Caen, le Président de la commission domaniale de la maire ville de thiès renseigne que «ce sont deux titres fonciers. L’un de près de 12 ha immatriculé le 29 juin 1960 par Ndiaga Guèye né en 1902 à Thiès. Ce même Ndiaga Gueye a cédé la parcelle à El Hadji Cheikh Ahmadou Mbacké né à Touba en 1913. «La deuxième parcelle qui fait 3 ha immatriculé le 11 décembre 1961 par Abidine Kounta né en 1919 a été ensuite vendue à un certain Antoine Koisser ainsi de suite jusqu’à ce qu’il se retrouve entre les mains de Cheikh Mbacké né à Touba. Donc ce sont deux titres fonciers privés qui appartiennent à des familles». Dénéba Sall pense que « mêler la commission à une spéculation foncière par rapport à ces deux titres fonciers là, c’est faire de l’amalgame». il souligne que «l’ancien Juge Dème n’est pas allé vers l’information ou l’a fait sciemment pour des raisons politiciennes». Pour leur part, les maires des trois communes de thièsEst, Pape bassirou Diop, de thiès-nord, Lamine Diallo, et de thiès-ouest, Alioune Sow, ont presque abondé dans le même sens.

CHEIKH CAMARA, Témoin

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