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Bagarre en pleine circulation à Pikine Le taximan et le commerçant «Lucky Luke» connaitront leur sort le 3 septembre

Il s’appelle Adama Seck. Il vend des portables. Il était accompagné de son partenaire lorsqu’arrivé au niveau du rond-point qui mène vers les cimetières de Pikine près de l’arène nationale, le commerçant s’en est pris au taximan dénommé Serigne Deymane Diène. Ce dernier a sorti un gourdin et, lui a dégainé un pistolet. Il s’en est suivi une bagarre au cours de laquelle chacun des protagonistes a eu des blessures mentionnées dans un certificat médical. Le procureur a requis un an dont trois mois avec sursis pour chacun. Il a en même temps refusé d’accorder une liberté provisoire aux deux prévenus comme plaidé par leur avocat respectif. L’affaire est mise en délibéré pour le 03 septembre prochain.

Le séjour en prison d’Adama seck et serigne deymane seck les ont-ils assagis ? La question se pose d’autant que hier lors de leur procès en flagrant délit au niveau du tribunal de Pikine Guédiawaye, chaque prévenu a désisté de son action judiciaire. Ce qui a provoqué l’ire du procureur saliou Faye
qui les a fait comprendre que s’ils avaient accepté de faire des concessions de part et d’autre, peut-être qu’ils ne seront pas devant la barre du tribunal. Tout serait parti d’une banale dispute intervenue au niveau de l’intersection située près de l’arène nationale. « Je voulais passer mais le taxi
devant moi obstruait le passage. C’est ainsi que je lui ai suggéré de céder le passage mais le taximan n’a rien trouvé de mieux à faire que de m’abreuver d’injures. Lorsque je suis sorti de la voiture pour venir à son encontre, il a sorti un gourdin. Je suis revenu sur mes pas pour prendre mon pistolet avant de faire une sommation, en tirant une balle en l’air. Il s’est suivi après une bagarre et il m’a frappé à l’aide du gourdin sur mes côtes et
sur mon bras gauche » a relaté Adama seck. « Faux, riposta le taximan. Il a dégainé un pistolet et il m’en a donné un coup de cross sur le front. Le sang giclait et j’étais obligé d’aller voir un médecin pour consultation. «C’est ce dernier qui m’a délivré un certificat médical. Auparavant, il a tiré sur mon parebrise arrière qui a volé en éclat comme l’atteste les vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux ».
Quant au témoin Issa Mané, il a soutenu que les choses se sont envenimées lorsque le représentant syndical des chauffeurs de taxi est arrivé sur les lieux. « C’est lui qui a aggravé la situation. Il a suggéré au chauffeur de chercher un certificat médical et de porter plainte. Tout état sous contrôle et l’affaire pouvait être réglée à l’amiable, n’eut été l’intervention de ce syndicaliste » a-t-il asséné à la barre. Le procureur requiert un sursis selon le maître des poursuites, saliou Faye Adama seck au volant de son véhicule quand il est arrivé à l’intersection à hauteur de l’arène nationale. « Il y a eu dispute et un corps à corps au cours duquel des blessures sont constatées de part et d’autre. Le commerçant soutient qu’il lui avait demandé de céder le passage ce que refusa le taximan. Outré par les réponses du taximan, une bagarre s’en suivra (…) En tout et de cause un homme de l’art est intervenu pour délivrer un certificat médical de part et d’autre (…) Ce sont des faits d’une extrême gravite. Le pire a été évité de justesse. On pouvait assister à un mort d’hommes. Je requiers de les condamner chacun à un an d’emprisonnement dont trois mois avec sursis. Je sollicite aussi la restitution de l’arme à feu d’Adama Seck qui possède tous les papiers y afférents » a-t-il plaidé. Les avocats de la défense ont tous plaidé pour la clémence du tribunal. Pour Me Aly Ndiaye avocat du commerçant, Adama seck les débats d’audience ont permis de savoir ce qui s’est réellement
passé. « Mais, les parties se sont entendues et ont trouvé un compromis. Dimanche dernier j’ai été au commissariat de Pikine où j’ai rencontré le secrétaire général des chauffeurs de taxi de Pikine qui a donné son accord pour régler à l’amiable cette affaire. Les parties sont revenues à de meilleurs sentiments. Monsieur le Président, il faut accompagner cette dynamique de paix car vous avez cette prérogative. Je sollicite de leur faire une application bienveillante de la loi » s’est-il défendu. de son côté, Me Ndiogou Ndiaye soutient avoir confirmé son désistement. « Je plaide pour l’apaisement. Les faits sont constants. Nous demandons de leur faire une application bienveillante de la loi. L’autre partie est même disposée à lui payer un autre pare-brise. La leçon a été retenue » a-t-il ajouté. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour la date du 03 septembre prochain. Les deux avocats ont ensuite plaidé la liberté provisoire mais qui leur sera refusée par le maître des poursuites « pour être cohérent dans ma démarche » a-t-il argué.

LE TEMOIN

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